Confronter le quotidien des habitant·es de Chapelle International avec le projet initial afin de documenter l'écart entre lieux conçus et lieux vécus.
PRÉSENTATION DU PROJET
De nombreux projets d’aménagement urbain ont été menés ces dernières années au sein du Grand Paris. Tous sont médiatisés au moment de leur livraison, mais que deviennent ces nouveaux quartiers une fois que les habitant·es ont pris possession des lieux ? Entre les lieux conçus et les lieux vécus, il existe un impensé, un écart, qui, une fois documenté, révèle comment les habitant·es s’adaptent aux lieux ou adaptent les lieux à leurs besoins.
Documenter l’écart propose de mettre en regard le quotidien de celles et ceux qui habitent le quartier de Chapelle International avec les intentions initiales des concepteurs et porteurs du projet via le truchement de trois outils : un film documentaire, des relevés habités et des entretiens.
Le film sera construit autour d’un dispositif, un simple tabouret installé à différents endroits de Chapelle International, où seront invitées à s’asseoir six personnes. Trois d’entre elles ont contribué à l’existence du quartier, et les trois autres y vivent aujourd’hui. Instrument de regard, ce tabouret sera aussi support de parole. Par ailleurs, tel un récit visuel qui dialogue avec ce récit parlé, les images saisies dans le quartier tel qu’il est vécu n’auront pas pour fonction d’illustrer la parole émise par les invités mais de révéler, là aussi, l’écart.
À travers ce film, les relevés habités et les entretiens, il s’agit non pas de décréter ce qui "fonctionne" ou pas mais de donner à éprouver les différentes réalités d’un même lieu, de s’approcher de la complexité de ce qui fait la ville et ses modes de production.
Documenter l’écart propose de mettre en regard le quotidien de celles et ceux qui habitent le quartier de Chapelle International avec les intentions initiales des concepteurs et porteurs du projet via le truchement de trois outils : un film documentaire, des relevés habités et des entretiens.
Le film sera construit autour d’un dispositif, un simple tabouret installé à différents endroits de Chapelle International, où seront invitées à s’asseoir six personnes. Trois d’entre elles ont contribué à l’existence du quartier, et les trois autres y vivent aujourd’hui. Instrument de regard, ce tabouret sera aussi support de parole. Par ailleurs, tel un récit visuel qui dialogue avec ce récit parlé, les images saisies dans le quartier tel qu’il est vécu n’auront pas pour fonction d’illustrer la parole émise par les invités mais de révéler, là aussi, l’écart.
À travers ce film, les relevés habités et les entretiens, il s’agit non pas de décréter ce qui "fonctionne" ou pas mais de donner à éprouver les différentes réalités d’un même lieu, de s’approcher de la complexité de ce qui fait la ville et ses modes de production.
L'ÉQUIPE
Documenter l’écart conjugue les compétences complémentaires de Karine Dana, architecte et vidéaste, et d’Emmanuelle Borne, urbaniste et journaliste. L’une et l’autre s’intéressent à travers leurs différentes pratiques (films, écrits, podcast, projets de curation) à l’appropriation des espaces projetés. En tant qu’architecte-documentariste, Karine Dana observe les transformations des territoires et les processus d’adaptation qui les traversent, avec une attention particulière portée à ce qui se joue dans l’usage des lieux. Créatrice du podcast les désaxé·es, Emmanuelle Borne s’intéresse aux démarches pluridisciplinaires qui redéfinissent la pensée et la fabrique de l’espace en prenant en compte la parole et les pratiques habitantes.
