Enquête sur un projet d’habitat coopératif alternatif, entre mémoire vivante et gouvernance civile du Grand Paris.
PRÉSENTATION DU PROJET
Pour projeter ce cadre, mnémo revient sur un modèle pionnier, étonnement peu documenté : les Usines Bertheau. Entre 1980 et 2000, douze opérations coopératives y ont permis une accession à la propriété 50 à 80 % moins chère que le marché, grâce à quelques leviers simples : un foncier abordable, un porteur de projet moteur, une maîtrise d’ouvrage habitante structurée en SCI, sans promoteur, des lots livrés bruts, et une gouvernance collective sur le long terme. Le caractère industriel de l’existant, traité au cas par cas, donne naissance à une identité architecturale marquée et à des déambulations aux ambiances singulières : un genius loci propre à l’intelligence collective.
L’enjeu est de transmettre un récit symbolique, porteur d’une culture d’habiter, d’en interpréter les outils concrets et de les rendre opératoires dans le contexte actuel du Grand Paris, à destination des élus comme des habitants.
Nous partons du postulat que, priver de l’espace d’action, c’est priver du réel. À travers cette enquête, il ne s’agit pas seulement de revisiter un précédent, mais de montrer comment le projet architectural peut redevenir un outil de gouvernance civile, et ainsi permettre de (re)posséder le réel.
L’immersion dans les cadres de production dominants de la ville révèle leurs limites : sous l’emprise des logiques spéculatives et de la rotation du capital, le logement devient un produit normé et standardisé, destituant l’habitant du pouvoir d’agir sur ses lieux de vie. La réflexion porte sur le cadre qui permettrait à la société civile de les réinvestir activement et, ce faisant, d’influer sur la qualité de l’habitat, à la fois espace intime et fondement du commun urbain.
Pour projeter ce cadre, mnémo revient sur un modèle pionnier, étonnement peu documenté : les Usines Bertheau. Entre 1980 et 2000, douze opérations coopératives y ont permis une accession à la propriété 50 à 80 % moins chère que le marché, grâce à quelques leviers simples : un foncier abordable, un porteur de projet moteur, une maîtrise d’ouvrage habitante structurée en SCI, sans promoteur, des lots livrés bruts, et une gouvernance collective sur le long terme. Le caractère industriel de l’existant, traité au cas par cas, donne naissance à une identité architecturale marquée et à des déambulations aux ambiances singulières : un genius loci propre à l’intelligence collective.
L’enjeu est de transmettre un récit symbolique, porteur d’une culture d’habiter, d’en interpréter les outils concrets et de les rendre opératoires dans le contexte actuel du Grand Paris, à destination des élus comme des habitants.
Nous partons du postulat que, priver de l’espace d’action, c’est priver du réel. À travers cette enquête, il ne s’agit pas seulement de revisiter un précédent, mais de montrer comment le projet architectural peut redevenir un outil de gouvernance civile, et ainsi permettre de (re)posséder le réel.
L'ÉQUIPE
Sirine Ammour
Loris Ellena-Mehl
Pénélope Przybylko
Face à une ville amnésique et standardisée, mnémo revendique la mémoire vive comme une ressource politique pour composer des voies alternatives.
Le collectif se fonde autour d’un engouement commun pour les Usines Bertheau, symbole d’un cadre de vie généreux et multiple. Plus qu’une opération de transformation réussie, ce lieu devient la figure d’une preuve tangible : une autre gouvernance de l’habitat est possible.
Nous affirmons que l’architecture commence avant le dessin, par la collecte de récits, intimes et collectifs, et par l’analyse des montages invisibles, juridiques et humains, qui conditionnent la fabrique urbaine.
mnémo, c’est ce travail de mémoire active : archiver le passé pour outiller le futur.
Loris Ellena-Mehl
Pénélope Przybylko
Face à une ville amnésique et standardisée, mnémo revendique la mémoire vive comme une ressource politique pour composer des voies alternatives.
Le collectif se fonde autour d’un engouement commun pour les Usines Bertheau, symbole d’un cadre de vie généreux et multiple. Plus qu’une opération de transformation réussie, ce lieu devient la figure d’une preuve tangible : une autre gouvernance de l’habitat est possible.
Nous affirmons que l’architecture commence avant le dessin, par la collecte de récits, intimes et collectifs, et par l’analyse des montages invisibles, juridiques et humains, qui conditionnent la fabrique urbaine.
mnémo, c’est ce travail de mémoire active : archiver le passé pour outiller le futur.
