Recherche sur les déchets de la fabrication de la bière, une ressource inattendue pour la construction circulaire à l’échelle du Grand Paris.
PRÉSENTATION DU PROJET
Dans le Grand-Paris, la filière brassicole artisanale est en pleine transformation. En moyenne, une dizaine de micro-brasseries sont créées par an, avec actuellement 61 lieux de brassage dans le Grand-Paris, dont 33 intra-muros. Le plus gros déchet issu de cette filière est la drêche, les restes de céréales qui, après avoir été infusées dans le mélange, sont extraits et éliminés. Pour chaque hectolitre de bière produite, ce sont environ 20 kg de matière jetée, et à l’échelle du Grand-Paris, cela représente près de 3.000 tonnes par an. Aujourd’hui, les brasseries payent pour l’éliminer, et elle est utilisée dans l’agroalimentaire ou incinérée pour la méthanisation. Pourtant, cette matière à de nombreuses propriétés, et le développement d’une recherche sur sa valorisation sous le prisme de la construction architecturale semble pertinent.
Quels potentiels et usages constructifs possibles pour un matériau à base de drêche ?
Pour cette recherche, la déclinaison va se faire autour de trois catégories principales : les briques, les panneaux et les enduits. Les expérimentations auront pour but de tester les variations de proportions de terre avec la drêche sur chaque typologie de mise en œuvre. Une fois le mélange concluant, il sera soumis à des tests techniques mécaniques et thermiques. Les recettes jugées les plus convaincantes feront l’objet d’une troisième salve de tests par l’ajout d’intrants afin d’améliorer leurs caractéristiques. Pour restituer nos travaux, nous imaginons une exposition itinérante hors les murs montrant les différentes séquences marquantes de la recherche et l'organisation d'ateliers participatifs, une première étape avant le développement d’un processus de manufacture à plus large échelle.
Dans le Grand-Paris, la filière brassicole artisanale est en pleine transformation. En moyenne, une dizaine de micro-brasseries sont créées par an, avec actuellement 61 lieux de brassage dans le Grand-Paris, dont 33 intra-muros. Le plus gros déchet issu de cette filière est la drêche, les restes de céréales qui, après avoir été infusées dans le mélange, sont extraits et éliminés. Pour chaque hectolitre de bière produite, ce sont environ 20 kg de matière jetée, et à l’échelle du Grand-Paris, cela représente près de 3.000 tonnes par an. Aujourd’hui, les brasseries payent pour l’éliminer, et elle est utilisée dans l’agroalimentaire ou incinérée pour la méthanisation. Pourtant, cette matière à de nombreuses propriétés, et le développement d’une recherche sur sa valorisation sous le prisme de la construction architecturale semble pertinent.
Quels potentiels et usages constructifs possibles pour un matériau à base de drêche ?
Pour cette recherche, la déclinaison va se faire autour de trois catégories principales : les briques, les panneaux et les enduits. Les expérimentations auront pour but de tester les variations de proportions de terre avec la drêche sur chaque typologie de mise en œuvre. Une fois le mélange concluant, il sera soumis à des tests techniques mécaniques et thermiques. Les recettes jugées les plus convaincantes feront l’objet d’une troisième salve de tests par l’ajout d’intrants afin d’améliorer leurs caractéristiques. Pour restituer nos travaux, nous imaginons une exposition itinérante hors les murs montrant les différentes séquences marquantes de la recherche et l'organisation d'ateliers participatifs, une première étape avant le développement d’un processus de manufacture à plus large échelle.
L'ÉQUIPE
collectif.zip réunit de jeunes architectes, designers et urbanistes d’horizons divers. Cette collaboration, qui dure depuis 2022, est un moyen de poursuivre des expérimentations et d’enrichir notre travail au sein d’agences d’architecture et d’urbanisme, en nous confrontant à des problématiques transversales. Il est composé de membres permanents (Ronan Le Cornec, Alex Roux et Hippolyte Roger) auxquels s’ajoutent, lors de collaborations, d’autres architectes, designers et spécialistes. Pour cette recherche, le collectif s’associe à Côme Mazin-Pietri et avec différentes brasseries de région parisienne.
Notre approche s'intéresse à la confrontation d'échelles de travail diverses : des dynamiques territoriales à l’architecture par l’autoconstruction, en passant par le questionnement de situations urbaines en transformation. Nous souhaitons aussi questionner le processus de conception du projet en nous inscrivant dans une démarche de transmission par la concertation, le chantier participatif ou encore les workshops et intensifs. Nos profils se complètent et nous permettent ensemble de développer un regard transversal, particulièrement sur les questions de la pratique du réemploi et des matériaux géo et bio-sourcés comme essence du processus de construction, mais aussi des dérèglements climatiques sur les territoires littoraux, et de la transformation des dynamiques alimentaires territoriales.
collectif.zip réunit de jeunes architectes, designers et urbanistes d’horizons divers. Cette collaboration, qui dure depuis 2022, est un moyen de poursuivre des expérimentations et d’enrichir notre travail au sein d’agences d’architecture et d’urbanisme, en nous confrontant à des problématiques transversales. Il est composé de membres permanents (Ronan Le Cornec, Alex Roux et Hippolyte Roger) auxquels s’ajoutent, lors de collaborations, d’autres architectes, designers et spécialistes. Pour cette recherche, le collectif s’associe à Côme Mazin-Pietri et avec différentes brasseries de région parisienne.
Notre approche s'intéresse à la confrontation d'échelles de travail diverses : des dynamiques territoriales à l’architecture par l’autoconstruction, en passant par le questionnement de situations urbaines en transformation. Nous souhaitons aussi questionner le processus de conception du projet en nous inscrivant dans une démarche de transmission par la concertation, le chantier participatif ou encore les workshops et intensifs. Nos profils se complètent et nous permettent ensemble de développer un regard transversal, particulièrement sur les questions de la pratique du réemploi et des matériaux géo et bio-sourcés comme essence du processus de construction, mais aussi des dérèglements climatiques sur les territoires littoraux, et de la transformation des dynamiques alimentaires territoriales.
