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Un trésor de réemploi : La chenille du Centre Pompidou

169-architecture

Chenille du Centre Pompidou Stratégies architecturales et programmatiques de réutilisation des verres cintrés de la « chenille » du Centre Pompidou.

Stratégies architecturales et programmatiques de réutilisation des verres cintrés de la « chenille » du Centre Pompidou.

La rénovation de la Chenille de Beaubourg
Le Centre Pompidou a récemment missionné une équipe de maîtrise d’oeuvre pour concevoir la rénovation de la Chenille et des coursives. Il est ainsi fortement probable que les vitrages actuels de la Chenille seront remplacés par des vitrages feuilletés.

Neutralité carbone et réemploi
La fourniture d’une peau neuve pour la Chenille réclamera d’ores et déjà plus de 195 tonnes CO2 (3700m² de façade pourraient être remplacés), rien que pour le vitrage (et hors prise en compte de la logistique). La Ville de Paris s’engage sur une trajectoire de neutralité carbone pour 2050 et catalyse aussi l’économie circulaire et promeut le réemploi pour le bâtiment.
Exemples: le Pavillon Circulaire sur le Parvis de l’Hôtel de Ville par Encore Heureux (architectes), l’exposition « Matière Grise » au Pavillon de l’Arsenal en 2014, ou plus récemment « Terres de Paris ».

Une splendide « géométrie grise »
Dès lors, il semble crucial à 169-architecture d’anticiper l’ensemble des dispositions de rénovation évitant de briser les 3700m² des vitrages trempés et cintrés de l’actuel Chenille. Ces 1 200 tuiles de verre présentent des géométries idoines pour leur réemploi. Bâtiment exemplaire et iconique, ces pièces du Centre Pompidou ont une valeur sentimentale inestimable. L'équipe est persuadée de l’appétence de tiers pour préserver cette « géométrie grise » et révéler dans d’autres contextes, l’ensemble des architectures possibles selon ces briques transparentes : ce magnifique actif de la peau de la Chenille.
Exemples: Références du Rural Studio et de son Masons Bend Community Center; les gloriettes de jardin, constituées de pare-brises réemployés par Raphaël Ménard et Frédéric Schlachet architectes, proposées en 2004.  Ainsi, les secondes vies de cette peau pourraient être multiples.

Une grammaire Parisienne du réemploi
La dépose des vitrages, ainsi que leur traitement après dépose (nettoyage, dépose des films existants) pourraient être le prétexte à un léger surcoût de la part des entreprises, mais ils pensent que si cette question est traitée en amont, cet écart pourrait être mineur. Ces tuiles sont également facilement stockables et empilables, posées selon leur tranche. En parallèle, ils souhaiteraient commencer une recherche typologique en lien étroit entre 169-architecture, Elioth et Pépins Production pour préfigurer les « architectures capables » autour de ces tuiles de verre. Les dimensions et les critères de résistance de « ces géométries grises », se prêtent à une grande diversité de mise en oeuvre potentielle : une sorte de « BIM du réemploi », une exploration du champ des possibles autour de ces géométries.

Première hypothèse: Réemploi pour les Places Parisiennes?
Une première analyse pourrait conduire à des propositions concrètes dans le cadre du réaménagement des places parisiennes. Le collectif Di-Do, 169-architecture, Quatorze et Elioth sont lauréats pour la co-conception et la co-construction sur les places des Fêtes et Gambetta.

Seconde hypothèse: Des serres en vitrages du Centre Pompidou
Autre hypothèse typologique : constituer des serres en surimposition de toitures ou au sein des périmètres déjà exploitées par Pépins Production. Pépins Production est une association dont l'objectif est d’accompagner de manière responsable le processus de végétalisation à Paris grâce au développement d’un réseau de pépinières de quartier. Une pépinière de quartier est un équipement partagé, une fabrique végétale, au sein de laquelle on produit de jeunes plantes, en plein coeur de la ville et avec les habitants. L’économie circulaire est au coeur des préoccupations de l’association et se décline sur l’ensemble de ses moyens de production : du substrat de culture jusqu’aux serres. Récemment lauréate de l’appel à projet Les Parisculteurs, l’association a besoin d’installer de nouvelles serres, notamment sur le site du réservoir de Belleville (XXe arrondissement) qu’elle prévoit d’occuper pour une durée de 10 ans. Les tuiles vitrées de la chenille de Beaubourg seraient parfaitement adaptées à la construction de serres tunnels bioclimatiques, destinées à abriter la croissance de jeunes plantes ornementales ainsi que de fleurs à couper et faire renaître le passé horticole de la Ville Paris.
Projet réalisé par 169-architecture

169 est un laboratoire d’architectures expérimentales, dédié à l’urbanisme des énergies renouvelables et l’architecture des matières renouvelables. 169 propose une approche singulière des réponses architecturales et urbaines en rassemblant des savoirs et des expériences pointues sur les questions énergétiques et constructives. 169 interroge pratiques architecturales et urbaines selon l’urgence d’une triple contrainte : épuisement des ressources, changement climatique et enjeux démographiques

@FAIRE_PARIS

  • 21 / 07    17:10
    Premières briques pour le projet Fab'brick! 👕👚 En phase d'expérimentation @PavillonArsenal tout l'été !… https://t.co/UnWJbNT38k
  • 18 / 07    18:15
    Actu projet #FaireParis : la table climatique Zero Energy Furniture Mobilier Objectif: prototype à l'automne !… https://t.co/6KDZiAAUNu
  • 14 / 07    10:00
    Demain venez découvrir le Pavillon Terre, projet de #FaireParis au Festival @bellastock_ ! #teamarchi https://t.co/oIKy7oPhRD