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Prototype automne 2017

Îlot vert

Romain de Santis, Axel de Stampa, Sophie Picoty

L'ilôt vert Se réapproprier la Seine de façon citoyenne, collective et concrète grâce à une plateforme indépendante qui sensibilise et dépollue le canal, le bassin, ou même l’Île de France. Offrir une baignade ludique et sécurisée tout en éduquant. Tel est le défi de cette équipe, à l’échelle du Grand Paris.

Se réapproprier la Seine de façon citoyenne, collective et concrète grâce à une plateforme indépendante qui sensibilise et dépollue le canal, le bassin, ou même l’Île de France. Offrir une baignade ludique et sécurisée tout en éduquant. Tel est le défi de cette équipe, à l’échelle du Grand Paris.

L’architecture proposée, composée de modules flottant au milieu de la Seine, se présente comme une construction autosuffisante et durable, véritable démonstrateur et outil de sensibilisation à la pollution de notre environnement parisien. Elle s’inspire du monde rural autonome et crée un espace de vie chaleureux et ouvert à tous au coeur du Grand Paris.

Îlot Vert flotte sur l’eau à l’aide de modules constitués d’éléments de déchets de la Seine, rassemblant bouteilles et autres tubes en plastique. Le module, élément issu de la régénération de produits thermoplastiques, renferme des balles de bouteilles alliant résistance et légèreté.

Les techniques de fabrication sont empruntées aux marinas où les decks flottants permettent de circuler sur l’eau allant d’un ponton à un autre, par exemple. Les modules s’attachent et se détachent à l’aide des coupleurs. Ils sont fabriqués en caoutchouc recyclé et matériau composite. Ces coupleurs garantissent le mouvement autonome des modules avec souplesse sans compromettre la stabilité de l’ensemble. Sa forme hybride permet d’imaginer une plus grande malléabilité des aménagements. Les unités de base inclues les déchets de la Seine ramassés au fur et à mesure; les modules supplémentaires introduisent par exemple l’accessibilité aux parisiens, l’intégration du végétal dépolluant, d’un principe de distillation solaire, de purification de l’eau, de l’énergie hydraulique et éolienne... etc.

Les différents programmes font l’objet d’une décomposition et sont dissociables les uns des autres. Ce processus de dématérialisation correspondant au niveau de déchets collectés. Donner à voir les tonnes de déchets collectés pour sensibiliser, alerter et proposer des solutions de mise en valeur énergétique. L’adaptabilité de l’îlot introduit l’idée d’une architecture évolutive et ludique allant d’une simple plateforme à une véritable machine technologique indépendante.

L’architecture se mue alors en un paysage expansif formant un territoire d’expérimentation accessible aux parisiens. Il offre un espace ludique mais aussi un lieu de détente, une aire de jeu et de repos sur l’eau. Certains modules accueillent les franciliens à bord, des chaises longues par-ci, par-là, un plongeoir au bout de l’île, une plage, des dunes où poser sa serviette entre les différents espaces végétalisés à l’abri des regards... etc. Le projet est un lieu de destination pour les baigneurs.

En réponse aux initiatives locales et à l’évolution des pratiques alimentaires, les espaces verts – culture classique et hydroponie – participent à la cohésion sociale et offrent la possibilité aux habitants de cultiver sur les modules comme si c’était leur jardin. Dans un souci de sensibilisation à la réduction et au recyclage des déchets, un module composte est disponible pour fabriquer de l’engrais naturel. Des associations et des classes vertes participent et entretiennent la végétation pour s’éveiller et apprendre des solutions simples. Ces nouveaux espaces végétalisés sortent l’habitant de son domicile et proposent un nouvel espace créateur de lien social à l’échelle du quartier. L’écologie n’est plus subie mais devient fun ! Les usagers s’identifient, partagent et vivent la ville autrement.

Si la forme de l’îlot répond à l’emplacement où elle sera destinée, sa structure ingénieuse et progressive établit une vitrine écologique promouvant un nouveau rapport à nos déchets. L’idée est de montrer le stade pollution du canal et de susciter les prises de conscience pour apprendre à stopper ce phénomène. 

Développer des espaces sur les rives du Grand Paris est une richesse incontestable pour reconnecter durablement les franciliens à leur fleuve tout en liant les territoires entre eux. Cette plateforme est itinérante, nous l’imaginons sur le canal de l’Ourcq. En revanche, elle peut aussi s’ancrer devant la gare d’Austerlitz comme la Tour Eiffel ; ou extramuros en Seine- Saint-Denis pour les Jeux Olympiques de 2024 ou l’Exposition Universelle de 2025, au sein du futur éco-quartier Flaubert à Rouen ou encore dans le bassin Paul -Vatine au Havre. Conçut comme un liant à l’échelle humaine, la plateforme relie également le territoire francilien à l’échelle du Grand Paris.

Projet militant et pédagogique, l’Îlot Vert réinvente le concept même de la ville propre en proposant un espace ludique ouvert aux parisiens. Créer des transversalités entre les domaines culturels, sportifs et environnementaux pour faire éclore et expérimenter de nouvelles potentialités et pratiques de demain. 
Projet réalisé par 1 Week, 1 Project avec Romain de Santis, architecte, Axel de Stampa, architecte, artiste et Sophie Picoty, Communication, Ingénierie culturelle

1 WEEK 1 PROJECT

Tous les lieux, qu’il soient urbains, paysagés ou numériques, ont quelque chose de nouveau à offrir. Ils portent en eux les potentialités d’un futur à imaginer. Se faire davantage ludique, dégager une émotion plus radicale, redonner au public son statut d’acteur à part entière, les possibilités sont infinies. A nous de révéler le lieu en lui attribuant une nouvelle identité. 
Leur façon de procéder est de se baser sur l’observation de notre environnement quotidien: 1W1P identifie un site, émet un diagnostic et propose une intervention architecturale, paysagère, urbaine ou autre. Une seule règle : proposer des projets spontanés et libres que la traduction brute d’une émotion n’effraie pas. 
Ce work in progress est une entreprise collective : en sollicitant différents intervenants, ils allient à une pratique résolument pluridisciplinaire leur désir de confronter les regards. 

@FAIRE_PARIS

  • 04 / 10    10:32
    Le #Diodon est présenté au festival @maintenant_ du 10 au 15 octobre à Rennes !🎉🎊👏🏻 #projetFAIRE #FAIRE #faireparis https://t.co/05pMB4HrJD
  • 25 / 07    18:14
    Projet #FaireParis : Ilôt vert, plateforme flottante fabriquée à partir de déchets de la Seine. Objectif 👉 Prototyp… https://t.co/zvybwtKKyI
  • 25 / 07    18:07
    RT @JulienPansu: Le @PavillonArsenal et @FAIRE_PARIS sont ravis du soutien de la @CaissedesDepots ! Un immense merci #teamarchi #paris http…